Communiqué de Presse du 18 Août 2026
Briand-Franklin : associations et habitants écrivent au préfet et au sous-préfet pour demander l’interdiction des travaux
Face à la décision du maire, Frédéric Marquet, de rétablir rapidement la circulation automobile sur l’axe Briand-Franklin, plusieurs associations et un collectif d’habitants interpellent le sous-préfet et le préfet pour demander la suspension de ces travaux.
Le CADRes a été reçu en mairie par l’adjointe Mme Laumond et le l’adjoint Monsieur d’Orelli, le lundi 5 août. Nous avons alors été informés que l’aménagement actuel réservé aux modes doux allait être supprimé sur l’axe Briand-Franklin au profit d’une chaussée à deux voies de circulation, sans aucun aménagement cyclable. Les voitures pourront alors circuler dans un seul sens, en direction de l’avenue de Colmar, les bus circulant dans les deux sens. Quant aux cycles, ils devront se mêler à la circulation, sans que la largeur des voies ne permette un dépassement sécurisé. L’ouverture à la circulation est prévue le lundi 7 septembre.
Opposés à ce projet défavorable aux cycles et aux bus, le CADRes, ainsi que les associations Poto’Cyclettes et AUTSA (Association des Usagers des Transports Sud Alsace) et un collectif d’habitants du quartier Briand, ont écrit au préfet et au sous-préfet pour demander la suspension de ces travaux.
En effet, nous nous interrogeons sur la légalité de ces travaux : plus de 11 millions d’euros ont été dépensés pour une rénovation de ces rues dont une partie financée par l’état et en particulier par l’ANRU. Ces travaux de désimperméabilisation, plantation d’arbres et promotion des transports doux (marche, vélo et bus) sont conformes aux politiques d’atténuation et d’adaptation au changement climatique et conformes aux politiques de santé publique (amélioration de la qualité de l’air, lutte contre la sédentarité). Un retour en arrière nous semble inconcevable, du surcroit après l’été catastrophique que nous venons de vivre en France.
Nous déplorons également l’absence de concertation avec les habitants, alors qu’il y a obligation de concertation pour tout projet significatif dans une commune (article L103-2 du Code de l’urbanisme.) concernant les projets d’aménagement modifiant de façon substantielle le cadre de vie.
Nous avons également écrit au maire de Mulhouse pour lui rappeler notre opposition.
Contact presse : Marc Arnold, président du CADRes
m.arnold@wanadoo.fr













