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Les 7 problématiques du retour des voitures axe Briand/Franklin

Le retour des voitures sur l’axe Briand/Franklin pose 7 problématiques sérieuses, qui remettent en gage la sécurité, la santé publique et la qualité de vie des Mulhousiens :

1. Gaspillage d’argent public

     

      • 11 millions d’euros mobilisés sur fonds publics — ANRU, ADEME, Agence de l’Eau, Département, Ville, Agglo — pour un aménagement opérationnel depuis seulement 8 mois.

      • Remise en cause potentielle des conventions de subvention et risques réels de remboursement pour la collectivité, qui aurait alors dilapidé deux fois les deniers publics sur le même espace.

      • Aucune étude d’impact économique ni bilan contradictoire de l’aménagement existant n’ont été produits ni soumis au débat public pour justifier cette décision et ses coûts supplémentaires.


    2. Déni de concertation 

       

        • Décision prise unilatéralement, sans consultation des habitants, des associations, des usagers, des partenaires financeurs ni des élus d’opposition.

        • Violation des principes de démocratie participative et de transparence dans la gestion de l’espace public.

        • Aucune évaluation indépendante de l’aménagement existant n’a été produite ni soumise au débat public avant l’annonce de la réouverture.

        • La motivation apparente de la décision — répondre aux intérêts de certains commerçants de l’avenue et du marché couvert — ne saurait constituer à elle seule une justification suffisante pour remettre en cause un investissement public d’une telle ampleur.


      3. Impacts environnementaux documentés 

         

          • La station ATMO Briand a enregistré des améliorations mesurables de la qualité de l’air depuis janvier 2026. Le retour du trafic automobile effacera ces résultats objectifs et documentés.

          • Les dispositifs de gestion des eaux pluviales financés par l’Agence de l’Eau verront leur efficacité compromise par un retour du trafic lourd et des surfaces imperméabilisées.

          • La renaturation et la végétalisation de l’avenue, éléments structurants du projet climatique, seront durablement dégradées.

          • Cette décision contrevient directement aux objectifs du Plan Climat-Air-Énergie Territorial de la collectivité et aux engagements pris auprès des organismes cofinanceurs.


        4. Santé publique et qualité de vie 

           

            • Canicules et sécheresse : dans un contexte climatique aggravé, les îlots de fraîcheur et les espaces végétalisés de l’avenue constituent des infrastructures de santé publique essentielles, dont la suppression expose directement les habitants les plus vulnérables.

            • Le vieillissement de la population riveraine rend la sécurité des piétons et la qualité de l’air d’autant plus cruciales : les personnes âgées sont les premières victimes de la pollution atmosphérique, du bruit et des accidents de la voie publique.

            • Le retour de la pollution sonore et atmosphérique dégrade directement le cadre de vie quotidien des riverains : particules fines, bruit chronique, stress urbain et perte d’attractivité du quartier.


          5. Sécurité des usagers et des services de secours 

             

              • La réouverture à la circulation automobile crée des conflits d’usage dangereux entre véhicules motorisés, cyclistes et piétons dans un espace qui n’a pas été reconçu pour cette cohabitation forcée.

              • Les aménagements actuels ont généré de nouveaux usages et de nouvelles habitudes chez les habitants depuis janvier 2026 : leur suppression brutale est source d’accidents prévisibles et évitables.

              • La configuration de l’avenue requalifiée pour les mobilités douces, combinée à un retour du trafic automobile dense, ne permettra pas le passage prioritaire fluide des véhicules de secours d’urgence — pompiers, SAMU, véhicules de police.

              • En cas d’embouteillages aux heures de pointe, les délais d’intervention des secours pourraient être allongés de plusieurs minutes critiques. Dans le domaine médical d’urgence — arrêt cardiaque, accident vasculaire cérébral, accident de la voie publique —, chaque minute perdue peut être fatale.

              • Ce risque est d’autant plus grave que la population riveraine est en partie âgée et vulnérable, nécessitant statistiquement un recours plus fréquent aux services d’urgence.

              • La responsabilité juridique de la collectivité pourrait être directement engagée si un retard d’intervention des secours était établi comme conséquence d’un engorgement de l’avenue provoqué par cette décision municipale.


            6. Impacts sur SOLEA 

               

                • L’aménagement de l’avenue intégrait des dispositifs spécifiques pour le réseau de transport en commun SOLEA : systèmes de vidéo sans angle mort du couloir de bus et solutions d’intégration des vélos dans l’espace du réseau.

                • La réouverture à la circulation automobile compromet le bon fonctionnement de ces équipements, dégrade la régularité et la qualité du service SOLEA, et remet en cause des investissements coordonnés avec l’opérateur de transport public.

                • L’intermodalité vélo-transports en commun, objectif structurant du projet initial, sera directement et durablement menacée par cette décision.


              7. Précédent politique national 

                 

                  • Cette décision envoie un signal délétère à l’ensemble des collectivités engagées dans des politiques de mobilité durable cofinancées par l’État et ses agences.

                  • Elle fragilise la crédibilité des engagements climatiques pris dans le cadre des Plans Climat-Air-Énergie Territoriaux et des contrats de ville signés avec l’ANRU.

                  • Mulhouse risque de devenir un contre-exemple national dans le débat sur la résilience urbaine et la transition écologique des villes moyennes, au moment même où ces enjeux sont au cœur des politiques publiques nationales et européennes.

                Défendons les Mulhousiens de demain, évitons ce retour en arrière 

                Rejoignez-nous le samedi 5 septembre à 10h pour manifester contre le retour de la circulation et pour que vivre à Mulhouse reste possible dans un futur proche.